La Confrérie vaudoise des Chevaliers du Bon Pain

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48, av. Général-Guisan
CH-1009 Pully
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Fax +41(0)21 729 57 09
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La Confrérie vaudoise des Chevaliers du bon pain est un organe de promotion dédié à la boulangerie artisanale. Constituée en association depuis 1966 sous l’appellation Confrérie vaudoise des Chevaliers du bon pain, ses buts ont traversé le temps. L’organisation s’efforce toujours de promouvoir, de défendre et de réhausser la bonne renommée du secteur économique. Par la remise de ses titres, elle récompense aussi les meilleurs artisans boulangers du canton.
 La Confrérie vaudoise n’est pas seule à promouvoir le bon pain. Tous les cantons romands, le Tessin et la Savoie ont institué une confrérie du même type entre les années 1959 et 1971. En 1962, l’Ordre des Chevaliers du bon pain de la Suisse latine est venu mettre un chapeau fédérateur sur l’ensemble de ses entités indépendantes visant des objectifs identiques : la qualité du pain et des artisans qui le confectionnent. 

Panem Nostrum Quotidianum

« Panem Nostrum Quotidianum » est la devise du Chevalier du bon pain. Il est le garant de la tradition boulangère qui met tout en œuvre pour que le pain quotidien reste à la portée de tous. L’artisan Chevalier du bon pain travaille toutes les nuits avec des ingrédients sélectionnés garantissant la fraîcheur d’un produit de proximité qui respecte la nature et les personnes qui produisent les céréales et la farine. Le Chevalier du bon pain respecte toutes les étapes de la production qui conditionnent la pâte à fermenter de longues heures avant d’être cuite dans un four à sole de pierre. 

Le titre de Chevalier du bon pain

Outre ses activités promotionnelles diverses, la Confrérie récompense les meilleurs artisans en les élevant au titre de Chevaliers du bon pain. L’adoubement s’opère au cours d’une cérémonie d’intronisation spécifique.
 
Le titre de Chevalier du bon pain n'est octroyé qu'à un artisan boulanger, membre de l’organisation professionnelle de la branche, qui a soumis ses produits à la taxation annuelle pour en déterminer la qualité. Ce titre est personnel et peut être retiré lorsque le titulaire ne respecte pas le serment qu'il a prêté ou a enfreint les statuts. Le Chevalier déjà adoubé a l’obligation de participer à toutes les évaluations organisées par le Conseil. S’il obtient une nouvelle fois le nombre de points nécessaire, il reçoit alors une étoile à fixer sur son sautoir attribut. Il n’est pas rare aujourd’hui de rencontrer des Chevaliers arborant cinq ou six étoiles.
 
La Confrérie peut également remettre un titre de "Compagnon" à une personnalité de la société civile qui, par son attitude et ses activités, aura rendu d'éminents services à la boulangerie artisanale.
 
Depuis 1994, un titre suprême de Pain d’or de la boulangerie artisanale vaudoise est venu s’ajouter aux récompenses existantes. Ce titre prestigieux distingue l’artisan qui a obtenu les meilleures notes lors des taxations qui séparent deux cérémonies d’intronisation. Depuis sa création, dix artisans ont eu l’honneur de recevoir cette décoration de meilleur boulanger du canton. 

Evaluation des produits

De nos jours, l’évaluation des produits se déroule dans l’entreprise de l’artisan, en sa présence. Les évaluateurs prélèvent au magasin un pain de froment ainsi que deux autres produits qu’ils vont scruter pour en définir les qualités intrinsèques, en passant au crible son aspect, sa couleur, mais surtout la conduite de la fermentation utilisée et son goût final. Le nombre de points possibles par évaluation est de 100. Pour pouvoir accéder au titre ou à la remise d’une étoile, l’artisan doit obtenir au moins 90 points, à trois reprises sur cinq ans, soit 270 points. 

Ci-dessous: séance d'évaluation du pain

Cérémonie d'intronisation

Il appartient à la Commission cantonale des évaluations du pain d'organiser des séances de contrôle du pain . Une journée d'intronisation - appelée "chapitre" est régulièrement organisée par les confréries désirant consacrer un certain nombre de chevaliers qui ont obtenu le total de points nécessaire. Ces chapitres revêtent un certain faste qui rappelle en quelque sorte l'époque lointaine des corporations de métiers. En créant et en perpétuant l'Ordre des Chevaliers du bon pain, les boulangers entendent honorer le pain et récompenser ceux qui, jour après jour, s'appliquent à satisfaire le désir de la clientèle qui est de savourer un pain léger et croustillant.

Le serment du Chevalier du Bon Pain

Je fais le serment de ne jamais profaner et de toujours soigner la qualité de mon pain. Je fais le serment de toujours remplir mon devoir de considération, de fraternité et de respect envers tous mes collègues et de la profession. Je fais le serment d'honorer mon titre de Chevalier du bon pain.

Ci-dessous: 1er chapitre de la Confrérie vaudoise, le 3 novembre 1966 à La Sarraz

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